Déclaration

FORMULAIRE DE DECLARATION SIMPLIFIEE

Avec joie je reçois tout de toi

De toi tout m’est miel tout est ciel

Tu me vois et je m'épanouis

Tu me regarde j'embellis

Tu me parles et je trouve réponses aux plus sombres questions

Tu te tais et je deviens menhir et je défie le temps

Tu cries je suis résonateur et ton cri une musique

Tu pleures et je bois tes larmes et je te rends l’ivresse

Tu jouis et ta jouissance est la mienne et toutes deux font tourner la terre

Comme un certain Cantique

 Ton sourire est la naissance du jour

Tes cheveux un fleuve nourricier

Tes yeux deux chevreaux tétant leur mère

Tes épaules attirent le baiser de la pluie quand manque l’eau du ciel

Tes bras sont des arbres chargés de fruits

Ta bouche une biche gracieuse qui danse sur l’azur

Tes seins sont aurores boréales multicolores et chatoyantes

Ma joue ma bouche y trouvent enfin leur nid

Tes tétons sont des miroirs vertigineux

Ton ventre un océan de lumière

Tes hanches un pays à conquérir

Et mes mains n’y suffiront pas

Tes cuisses sont un chemin de pèlerinage

Tes genoux des fontaines à étancher toute soif

Ta source un paradis qu'il faut gagner

Ta voix charme et caresse la plume du printemps

Je veux toujours l'entendre en toute éternité

 

 

Etats d’âme

L’âme humaine est un carré de soie. Un rien la froisse.

Et pour la repasser, il suffit d’une caresse.

Quelques cheveux coupés, nichés dans un carnet,

L’image d’un baiser, même gouailleur, même dérisoire,

L’abandon d’un instant, même aussitôt repris...

L’âme-soie se déploie, et ses couleurs d’automne,

En camaïeux, se ravivent en douceur et chatoiement.

Et le rêve s’imprime sur l’étoffe que le temps avait plissée,

Que le vent froid avait rendue rêche...

 

 

 

J’étais un oiseau livré aux nuages,

 Tu étais un arbre au rameaux de printemps

Et tu portais un nid de paille et de duvet.

Sur ce nid  chatoyant des oisillons attendaient

Les soins que l’oiseau, irrésistiblement attiré

Venait leur prodiguer.

Picorant, couvant, s’abreuvant, l’oiseau,

De l’arbre devint l’ami.

 

Le rêve est toujours permis,

à qui la vie fait des cadeaux.

 

Evasion

Je sais combien le monde est grand,

Je sais l’immensité

Et mon rêve me transporte vers toi

Vers la forêt vierge, lianes et orchidées, sylve chaude de parfums mêlés…

Vers la douceur d’un sourire de cannelle

Et de tes bras ouverts face à mes bras ouverts

Pour que nos doigts s’enlacent

Que nos lèvres s’effleurent

Emportant nos corps vers un ailleurs en apesanteur

Libres et dansants, chauds et tendres, mêlés

Joue contre joue, peau contre peau,

Ouverts l’un à l’autre dans un grand soupir et criant de plaisir.

Mon rêve est là.

Et moi, ici

Et je ne vois de toi

Que trop peu pour donner corps à ce rêve

Et c’est encore trop pour l’oublier.

Juste comme ça

Je t'aime et je ne veux pas que cet amour t'encombre

Et je deviendrai un simple papillon qui s'envole

Si ton désir m'en intime la direction  

De désir à désir il ne sera question

Ni d'ordre ni de domination

Juste un contact de désir à désir

De plume à plume

Duvet léger qui chatouille et se pose

Sans jamais peser plus

Que le poids d'un baiser.

L'attente

J’attends l’instant de nos retrouvailles

Et je tremble à l’idée de rencontrer tes yeux

De traverser la barrière du temps qui nous sépare

De toucher enfin ta main, d’effleurer ton poignet, ton coude

D’envelopper ta taille de mon bras, tête penchée sur ton épaule

J’attends

L’instant fragile qui fera de nos regards un aimant

Rapprochant nos visages, irrésistiblement

Jusqu’à joindre nos lèvres en un soupir qui durera

Mille et un battements

De tambours

Jusqu’à bout de souffle

Eblouissante perte de conscience, toute limite évanouie.

J’attends

J’attends encore ta parole et ton sourire

J’attends ta peau sous ma caresse

Ton sein dans la coupe de ma main brulante

Tes reins frémissants dans l’air frais du soir

Ton ventre chaud comme le nid de l’oiselle

J’attends que tu m’ouvres

J’attends ta porte et ta fenêtre et toutes tes ouvertures

J’attends d’être enfin en toi

J’attends et je tremble

Je tremble et je meurs et je renais et je meurs encore

J’attends

Que tu reviennes.

Prière du matin

S’il te plait ne me laisse jamais sans caresses 

Contre le mal il n'est que toi

Contre mes démons qui guettent je n'ai que toi

Contre la solitude qui chasse toute humanité

Le vrai remède c’est ta peau contre ma peau

Un mot doux dans une oreille

L'effleurement d'un doigt

Un cœur contre un cœur

Un regard qui croise un regard

S'il te plait ne me laisse jamais sans toi.

Nuit

Parfois la nuit

Le sommeil fuit.

Mais l'amour vient

Créer les liens

Donner la joie.

Et toi et moi

Solidement

Et tendrement

Nous assurons

Nous construisons.

Et nos enfants

Deviennent grands

Et notre vie

Les fortifie.

Aimons encore :

Nous serons forts !!!