Mi Gratteur

Tu rêves de partir, de trouver l’avenir

Et tout ce qui t’inspire, l’heure est venue de fuir.

Rien ne peut être pire accomplis ton désir !

 

Mais mais mais…

Surtout surtout prépare toi :

Même si tu as ton doctorat,

D’abord le sol tu laveras !

Même si tu as beaucoup de bol

Même si tu n’es pas un guignol,

Tu laveras d’abord le sol !

 

Là-bas c’est la lumière ! Là-bas plus de misère !

Là-bas c’est ta carrière. Tu laisses loin derrière

Tes soucis, tes galères. A toi la terre entière !!!

 

Mais mais mais…

Surtout surtout prépare toi :

Même si tu as ton doctorat,

D’abord le sol tu laveras !

Même si tu as beaucoup de bol

Même si tu n’es pas un guignol,

Tu laveras d’abord le sol !

 

Les ennuis, les biseness, les enfants, leurs caresses…

C’est fini, tu les laisses, même si ça les blesse. 

Il faudra que renaisse la famille mise en pièces.

 

Mais mais mais…

Surtout surtout prépare toi :

Même si tu as ton doctorat,

D’abord le sol tu laveras !

Même si tu as beaucoup de bol

Même si tu n’es pas un guignol,

Tu laveras d’abord le sol !

 

Comme un compte à rebours, les amis, les amours,

Côté rue, côté cour, les jamais, les toujours,

 

Sacrifiés chaque jour : tu as du couper court

 

Mais mais mais…

Surtout surtout prépare toi :

Même si tu as ton doctorat,

D’abord le sol tu laveras !

Même si tu as beaucoup de bol

Même si tu n’es pas un guignol,

Tu laveras d’abord le sol !

 

Si t’entend : « gare-toi ! Retourne donc chez toi ! »

Si dans la queue parfois, ton tour n’est pas pour toi !

Ne dis rien, prend sur toi : les cons ne t’auront pas !!!

 

Mais mais mais…

Surtout surtout prépare toi :

Même si tu as ton doctorat,

D’abord le sol tu laveras !

Même si tu as beaucoup de bol

Même si tu n’es pas un guignol,

Tu laveras d’abord le sol !

 

La serpillière c’est moche mais t’as plus rien en poche,

Faut pas louper le coche : au boulot tu t’accroches,

Sans peur et sans reproches le contrat tu décroches

 

Mais mais mais…

Surtout surtout prépare toi

L’argent d’ici n’est pas pour toi :

« Ma sœur chérie si t’as la foi,

Ma fille chérie envoie la tune

Tu sais qu’ici y en a aucune

Et toi là bas tu fais fortune !!! »

 

Tous les jours au turbin, mal au dos mal aux mains,

Marre de faire le larbin, mal partout, mal aux reins,

Mais surtout ne dis rien : faut palper tes talbins.

 

Mais mais mais…

Surtout surtout prépare toi

L’argent d’ici n’est pas pour toi :

« Ma sœur chérie si t’as la foi,

Ma fille chérie envoie la tune

Tu sais qu’ici y en a aucune

Et toi là bas tu fais fortune !!! »

 

Téléphone je te bipe, tel a cassé sa pipe,

Il avait une grippe… Tu connais le principe

Tu sais, tu participes : La mort ça prend aux tripes !

 

Mais mais mais…

Surtout surtout prépare toi

L’argent d’ici n’est pas pour toi :

« Ma sœur chérie si t’as la foi,

Ma fille chérie envoie la tune

Tu sais qu’ici y en a aucune

Et toi là bas tu fais fortune !!! »

 

Coucou toi ! sœur chérie ! tu sais que j’me marie,

Envoie moi je te prie, tout c’qui faut, tout c’qui brille

On trouv’tout à Bastille. Fait ça pour ton amie !!!

 

Mais mais mais…

Surtout surtout prépare toi

L’argent d’ici n’est pas pour toi :

« Ma sœur chérie si t’as la foi,

Ma fille chérie envoie la tune

Tu sais qu’ici y en a aucune

Et toi là bas tu fais fortune !!! »

 

La maison est tombée. Tes enfants m’ont ruinée.

J’suis hospitalisée. Ta tante est décédée.

Ton cousin s’est barré. Donne encore s’il te plait !!!

 

Mais mais mais…

Surtout surtout pour tes amours

Fais gaffe à ceux qui font leur cour

Contre ton titre de séjour.

Pour ton pt’it cœur fais attention

Tu peux déclencher des passions

Qui te mènent à l’humiliation.

 

Les passants du lit froid, qu’ils soient sans foi ni loi,

Ou bien de bon aloi, et leur sourire béat

Qui te laisse sans voix, cela ne comble pas.

 

Mais mais mais…

Surtout surtout pour tes amours

Fais gaffe à ceux qui font leur cour

Contre ton titre de séjour.

Pour ton pt’it cœur fais attention

Tu peux déclencher des passions

Qui te mènent à l’humiliation.

 

Et si sur internet tu fais ta midinette,

Tu vas faire ta cueillette, c’est pas toujours très net.

Ils te prennent, ils te jettent. C’est pas vraiment la fête.

 

Mais mais mais…

Surtout surtout pour tes amours

Fais gaffe à ceux qui font leur cour

Contre ton titre de séjour.

Pour ton pt’it cœur fais attention

Tu peux déclencher des passions

Qui te mènent à l’humiliation.

 

Il veut bien t’épouser si tu fais à manger,

Si tu viens nettoyer sa maison son foyer.

Et si tu veux baiser toujours sans discuter.

 

Mais mais mais…

Surtout surtout pour tes amours

Fais gaffe à ceux qui font leur cour

Contre ton titre de séjour.

Pour ton pt’it cœur fais attention

Tu peux déclencher des passions

Qui te mènent à l’humiliation.

 

Trouver la perle rare, parmi tout ce bazar,

Ça devient du grand art. Si tu tiens le gaillard

Alors tiens bien la barre, surtout pas qu’il se barre.

 

coda

 

Mais mais mais…

Surtout ma mie n’oublie jamais

Si c’est ta vie que tu cherchais

Fais-en ce qui vraiment te plait.

Si tu donnes tout tu recevras

Même ce que tu n’attends pas

La vie est à qui la prendra.

Annabelle

Je m’baladais un jour du coté du lavoir

En compagnie de Jeanne et il s’mit à pleuvoir.

On était tout’(es) mouillée sans s’en apercevoir,

Quand parut sur la route un cabriolet noir

Piloté par un mec aux yeux remplis d’espoir

Il s’arrête et me dit en tendant son miroir :

Refrain:

Anabelle !!!

Jolie demoiselle,

Tu es ma gazelle.

Ne sois pas cruelle !

T’es trop sensuelle.

C’est toi la plus belle !

 

Un autre jour, ailleurs, on flânait dans un champ

Mes deux copines et moi, avec trois gars charmants.

Ils était bien sympas, mais un peu hésitants,

De nous trois qui choisir ? se faisant courtisans,

Tenant bientôt ma main et prenant leur élan,

Il me dis’ent tous les trois d’un ensemble touchant :

 

Refrain

 

C’est pas tout : à l’école, entre deux cours de maths

Je sortais dans la cours me dégourdir les pattes

Quand tout autour de moi un chant soudain éclate

Du gosier grand ouvert d’un groupe de pirates :

C’était l’équipe de foot : rouge comm’ des tomates

Ils me chantaient bien haut de leur voix délicates :

 

Refrain

 

C’était trop à la fin,  j’allais m’accoutumer !

Même si c’était bon de se sentir aimé

Je risquais la gross’tête, et finir assommée

Par les filles trop jalouses ou bien trop délaissées.

Il fallait réagir : je me suis déchainée.

Et j’ai chanté bien fort devant tous ces cramés

 

Refrain final

 

Anabelle

N’est pas seul’ment belle.

Ce qu'on attend d’elle :

C’est bien qu’elle excelle 

Car sa voix de miel

Est bien la plus belle!!!

Papa pas là

...des mots qui peuvent caresser et consoler un  cœur d'orphelin(e)

 

Premier couplet

Chaque jour, mon amour

Tu me manques, et toujours

Sans cesser de t’attendre,

Je t’adresse un mot tendre.

Je l’envoie dans l’azur

Et telle une onde pure,

Mon corps, mon cœur, ma voix,

Ne vivent que pour toi.

 

                    Refrain

Aujourd’hui, tu es là…

Dans mon cœur, tu es là…

Toujours tu seras là !!!

Malgré tout, tu es là.

Toujours là, toujours là…

Là pour moi, là pour moi !!!

 

             Deuxième couplet

Je te dis mon espoir :

Je voudrais recevoir

Amour et protection,

Et ta bénédiction.

Délivre-moi des maux !

J’attends les jours nouveaux.

Et la force que j’ai,

C’est toi qui l’a forgée.

 

             Refrain

 

             Troisième couplet

De ma mère et de toi,

Je suis née dans la joie.

Et puis tu es parti,

Arraché de nos vies.

Il me faut maintenant

Bien fort serrer les dents,

Et sans te remplacer

De Papa me passer.

 

                    Refrain